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Ce qui nous lie, ceux qui se lient.
Par la main tendue vers l’autre et les traits. Ceux d’esprit qu’on se lance et réceptionne avec complicité. Ceux qui creusent lentement par les coins nos sourires et nos paupières. Celui de l’union qu’on célèbre du bout des lèvres embarrassées.
Des incisions manifestent du partage chanceux d’un chemin parcouru à deux. D’un égarement adouci par une présence à laquelle on se joint volontiers pour son souffle, son silence, ses rires et ses pleurs.
La tristesse grinçante d’un quotidien, les rêves écorchés, la beauté malmenée par le monde. Autant de heurts que les jours comptent amener dont je me réjouis des rides futures que tu me verras porter. Le soleil au creux de tes pupilles, nos insouciances retrouvées, autant de douceurs que le temps marquera sur ton portrait dont je serais le témoin privilégié.
Laissons le commun parler de notre union, la part de soi délicatement prêté à l’autre s’en va rejoindre sa part d’exceptionnel, celle hors du commun de tous mais au cœur du notre. L’attendrissement radieux de voir ce lien nous faire chroniqueur d’une vie partagée.
Pour une balade à la direction incertaine mais au pas à l’unisson. Un chœur trouve son battement ainsi la cadence sourde devient mélodie en harmonie. Des accords que l’on entend résonner à travers la distance. Une étendue qui, lorsqu'elle s'étire, écartèle les heures sans toi. Souvent côte à côte parfois on ne fait que se croiser pour un instant. Quand saisi par la solitude la marche ne trouve plus son écho je poursuis impatient de démêler ce lien qui nous guide toujours, non pas au bon endroit, mais à la bonne personne.
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